Cedric.Flecher@avignon.inra.fr
Thésard
Développement
de méthodes statistiques pour la mise au point d'un générateur de climat adapté
à l'utilisation des scénarii de changement climatique.
Statistique, climat, changement climatique, générateur
climatique, changement d'échelle
- Pr.
Brisson Nadine (Unité AgroClim, INRA Avignon)
- Pr.
Naveau Philippe (LSCE, Gif sur Yvette)
- Collaboration
avec l’Unité de Biostatistiques et processus spatiaux de l’INRA d’Avignon
(Pr. Allard Denis)
- Résumé de projet de thèse :
Les
modélisateurs du climat réalisent des simulations du climat futur à partir des
scénarios d’émissions de gaz à effet de serre et d’aérosols proposés par les
experts internationaux. Quand on s’intéresse à l’échelle régionale, comme c’est
le cas pour les études d’impact sur les écosystèmes cultivés, on se trouve
cependant confronté à deux problèmes : l’augmentation des incertitudes sur le
changement climatique, la prise en compte des évènements extrêmes et les biais
significatifs sur le climat actuel, des variables traditionnelles du climat
local (précipitation, nébulosité, température de l’air en surface, etc.). Jusqu’à présent cette difficulté était
contournée en appliquant la méthode des « anomalies », consistant à extraire
les écarts sur les variables climatiques mensuelles entre les simulations de
référence et future et les appliquer à des séries réelles pour générer des
séries futures. Cette méthodologie simple ne permet pas de prendre en compte la
modification de la variabilité des grandeurs climatiques et altère la cohérence
physique qui existe entre elles. Par conséquent, nous proposons dans le cadre
de ce projet de thèse d’améliorer cette méthode en s’appuyant sur des méthodes
de désagrégation qui permettent de construire les fonctions de transfert entre
la circulation de grande échelle bien représentée dans les modèles de climat et
la petite échelle adaptée aux modèles d’impact et sur des modèles de
distributions statistiques innovants pour analyser les différentes variables
climatiques et/ou leurs anomalies dans les divers scénarii. L’objectif est
d’aboutir à une méthode opérationnelle permettant de disposer en entrée des
modèles agroclimatiques de données de climat futur aussi crédible que possible.
La zone méditerranéenne semble particulièrement favorable à cette étude à cause
des problèmes posés par la résolution spatiale de 50 km x 50 km dans un contexte
topographiquement chahuté, et de la nécessité de préciser localement et
temporellement les prédictions de sécheresse qui auront un impact important sur
les agro systèmes.
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