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La Processionnaire du pin : Risque sur les hommes et les animaux
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| | Cou
d'un patient ayant été en contact
avec des chenilles processionnaires du pin
(photo Demolin) | Equipement
nécessaire en laboratoire pour l'ouverture d'un nid de chenilles processionnaires du pin (photo Martin J.C.)
| Les problèmes sanitaires, liés aux poils urticants,
commencent dès le troisième stade larvaire,
lorsque ces poils commencent à apparaître. Les
poils urticants sont libérés dans l'air par
la chenille lorsque celle-ci se sent agressée. Werno
et Lamy (1990) ont montré que ces poils pouvaient être
transportés par le vent, même si une enquête
épidémiologique menée par Ducombs et
al. (1979) sur la façade atlantique a montré
que 70 % des contaminations avaient lieu en forêt, et
seulement très exceptionnellement dans des zones sans
pin à proximité. Les poils sont en outre très
présents dans les nids d'hiver, même après
plusieurs années, c'est pourquoi il est dangereux de
manipuler des nids même vides.
Werno et al. (2002) distinguent quatre types d'atteinte :
cutanée (mains, bras, visage, cou), oculaire, respiratoire
et allergique. L'atteinte cutanée provoque des démangeaisons,
voire un œdème, et peut mettre jusqu'à
deux semaines à disparaître. Si les poils ne
sont pas enlevés rapidement de l'œil, ils peuvent
entraîner de graves conséquences : glaucome,
cataracte… Enfin, suite à l'inhalation de poils,
une petite gêne respiratoire peut se faire sentir, ou
même dans certains cas une crise d'asthme.
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langue
de chien nécrosée par les poils urticants de la processionnaire
du pin (photo Barral vétérinaire Vaison la romaine) |
Les problèmes liés aux propriétés
urticantes de la chenille processionnaire du pin sont loin
d'être négligeables. Ainsi, Ducombs et al. (1979)
ont recensé 71 cas d'atteintes dans quatre départements
en moins de six mois, chiffre sans doute sous-évalué
du fait d'un taux de réponse assez faible à
l'enquête.
Les animaux les plus exposés aux risques liés
à la processionnaire du pin sont les chiens et les
chevaux. Le symptôme le plus souvent rapporté
est la nécrose de la langue, qui peut parfois s'accompagner
d'œdèmes des babines et de vomissements (Arditti
et al., 1988). |
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Rédacteur : Jean-Claude MARTIN Contact scientifique : Jean-Claude MARTIN Directeur de publication : Jean-Claude MARTIN Copyright : INRA-UEFM Unité : UEFM Département : EFPA
Date de création : 25/11/2006
Date de dernière mise à jour : 04/07/2007
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